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dimanche 26 avril 2009

mardi 24 mars 2009

Décidément ils n’ont rien compris ou plutôt ils ne veulent pas comprendre.

Par la voix de son Ministre, le gouvernement français vient de faire savoir qu’il souhaitait une accélération du processus d’adhésion de la Croatie à l’Union Européenne.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Bruno Le Maire a déclaré mardi à Zagreb constatant que les négociations d'adhésion croates à l'Union européenne restent bloquées par la Slovénie en raison d'un différend frontalier, "une solution doit être rapidement trouvée", "la Croatie doit devenir le 28e membre" de l’UE.

Alors que la crise met en évidence les immenses disparités qui existent au sein des 27 pays membres de l’UE, alors que les pays membres les plus industrialisés la France notamment souffrent tous les jours de délocalisations au profit des membres dont le système de protection sociale est le plus faible, alors que la remise à niveau économique des nouveaux pays adhérents coute chers aux contribuables, les citoyens des différents pays de l’Europe conviennent qu’il est grand temps de mettre un frein à l’élargissement effréné de l’UE mené depuis plusieurs années.

Et pourtant, ils ne seront pas consultés.

En France, nous n’auront pas notre mot à dire sur l’élargissement. Le référendum promis par Jacques Chirac a été ôté de notre Constitution, la voix du peuple français n’est plus indispensable.

Et je crois hélas que la méthode qui sera retenue pour accepter l’adhésion de la Croatie ne sera qu’une répétition du processus que la commission veut mettre en place pour l’adhésion Turque !

lundi 16 mars 2009

Tva à 5,5%

On apprend ce matin dans les colonnes des Echos, que le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, promet, que le taux de TVA sur la restauration sera bien abaissé à 5,5%.
"La baisse de la TVA dans la restauration, c'est une question de crédibilité de la parole politique", affirme-t-il. "S'agissant du taux, il n'est pas logique qu'il soit à 5% pour la restauration rapide et plus élevé pour la restauration traditionnelle. Ce sera donc 5,5%, à condition que la profession prenne des engagements forts sur les prix et sur l'emploi".

Espérons que Nicolas Sarkozy saura l’écouter, et qu’il ne cèdera pas aux réserves des Méhaignerie, Barnier et autres chantres de l’Europe libre échangiste !

vendredi 13 mars 2009

La campagne des européennes sera un long calvaire pour Michel Barnier.

Aujourd’hui candidat à temps partiel, il est obligé de s’opposer aux textes qu’ils signe pendant son deuxième mi-temps comme Ministre de l’agriculture.

Il se déclare « opposé à l'élaboration de vins de table rosés par mélange de vin rouge et de vin blanc » alors que la polémique sur le texte de la directive dite Organisation Commune de Marché (OCM) vitivinicole au 1er août 2009 éclate après que Philippe de Villiers, Frédéric Nihous et Declan Ganley se soient servis de cet exemple pour illustrer la façon dont la commission de Bruxelles méprise les peuples, leurs traditions et trop souvent introduit une culture de la médiocrité plutôt que de l’excellence. La position de Michel Barnier n’est pas crédible. Le candidat commissaire sera sans doute pris régulièrement entre la réalité de ses actions et ses mensonges de campagne, mais personne n’est dupe !

vendredi 6 mars 2009

L’homoparentalité : c'est non !

Philippe de Villiers a demandé à Nicolas Sarkozy de rappeler à la raison sa Secrétaire d’Etat chargée de la famille et de lui faire renoncer à son projet de loi sur le statut du beau-parent. Il explique que ce projet a pour objet la déstructuration de la famille dans une société qui perd peu à peu l’ensemble de ses repères alors qu’il conviendrait au contraire de mettre en œuvre une grande politique familiale. Ce projet est effectivement un contournement hypocrite pour reconnaître l’homoparentalité alors même que l’enfant a besoin de deux parents de sexe différent pour son épanouissement.

mardi 3 mars 2009

Giscard remet ça...

A la lecture du Figaro ce matin, j'apprends que l'ancien président Giscard d'Estaing déplore "le non français à l'inepte réferendum" de 2005 qui prive aujourd'hui l'Europe d'un "président stable qui pourrait dire "we can"".
Quelle arrogance, quel aveuglement. Si pour ces femmes et hommes qui prétendent détenir la vérité européenne, il fallait imposer aux peuples un président, on comprend combien sont loins d'eux les principes démocratiques de la représentation...
Par ailleurs, pourquoi faudrait il que ce dirigeant s'exprime en anglais? "Nous pouvons" cela sonne-t-il moins présidentiel ou moins européen à VGE?
Notre Europe vaut mieux que leurs institutions!

dimanche 1 mars 2009

Aides au secteur automobile


Nous apprenons que la Commission européenne a obtenu des garanties du gouvernement français, qui ne conditionne plus ses aides à la localisation des activités en France. En clair cela signifie que les contribuables français vont financer les installations industrielles des constructeurs automobiles français en dehors de l’hexagone. Rien ne s’opposera par exemple qu’afin de rationaliser leur production Peugeot PSA ou Renault ferment un site en France et délocalisent sa production. La commission de Bruxelles s’est réjoui que "les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France" ! La question qui se pose alors, pourquoi les Français devraient ils payer pour une industrie qui manufacture ses produits hors de France à 40% pour Peugeot PSA et 60% pour Renault ?

mercredi 18 février 2009

Régime de retraites, une caricature?

Ce dessin circule en boucle sur internet. C’est vrai, il fait sourire… et pourtant il laisse augurer du pire. Mais sans doute, trop nombreux encore, sont ceux qui font confiance à un système exclusif de retraite par répartition pour que l’indécence du dessin nous soit révélée.

dimanche 15 février 2009

OTAN : ne bradons pas notre indépendance !

La France s’apprête à s’engager dans un processus de soumission militaire et diplomatique en réintégrant le comité des plans de défense, mais surtout le commandement militaire permanent intégré de l’OTAN. Cette décision est d’autant plus inopportune que rien ne nous force à nous engager dans ce processus et que ce statut de la France dans l’OTAN était, depuis notre retour en 1995-96 dans le comité militaire, totalement accepté par les Etats-Unis. Rappelons avant tout débat que ce statut particulier ne nous empêche pas d’être actuellement le deuxième contributeur de forces aux opérations de l’Alliance avec plus de 4.000 hommes, de contribuer à hauteur de 14,78% au budget civil et à hauteur de 13,85% au budget militaire, et de fournir le quart des moyens de la force initiale à la force de réaction rapide de l’OTAN (NRF).
Le commandement militaire permanent intégré de l’OTAN est une structure opérationnelle dirigée aujourd’hui, et qui restera dirigée demain par le « SACEUR », un général américain. Son adjoint, un général allemand ou britannique selon le calendrier de rotation entre ces deux pays, commande les opérations de l’Europe de la défense lorsque les pays de l’EU utilisent les moyens de l’OTAN. Ces accords nommé « Berlin Plus » on été la base du transfert à l'Union européenne de l'opération de l'OTAN en Macédoine à partir d'avril 2003, puis de celle de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine à la fin de l'année 2004. Mais la simple mise en œuvre de ces accords reste difficile en raison de la Turquie. En effet, ce pays qui possède un droit de véto au sein de l’OTAN invoque l'absence d'accord de sécurité sur l'échanges de données classifiées entre Chypre et Malte, entrés dans l'Union européenne en 2004, et l'OTAN pour refuser leur participation aux réunions sur les opérations « Berlin plus »… Rien ne peut autoriser le « Deputy SACEUR » à passer outre ce droit de veto, et c’est soumis à cette décision de la Turquie qu’il exerce son commandement !
Dans les discussions qui ont précédé la décision française, il n’a pas même été question qu’un officier français devienne un jour « Deputy SACEUR » ! Pour ce retour sous tutelle US, rappelons que la décision de 1966 a été motivée par une volonté de contrôle sur l’engagement de nos forces, la France s’apprête à accepter un commandement régional ! Ce commandement est celui de Lisbonne qui abrite le quartier général de la Force de réaction rapide . Rien de bien essentiel dans le processus d’engagement des forces de l’OTAN. Alors pour donner de la substance à cette décision française il est fait grand cas du commandement stratégique ACT chargé de la transformation des forces de l'Otan qui reviendrait lui aussi à un général français. Mais stratégique il l’est surtout pour les USA par sa position géographique à Norfolk, en Virginie à deux pas du USJFCOM (United States Joint Forces Command) qui a la même mission de transformation des forces mais au profit des Etats-Unis ! On peut s’interroger pour savoir comment les entreprises de défense européennes concernées au tout premier plan par la transformation des forces pourront se positionner dans cette compétition ?
On tente aussi de nous faire croire que cette réintégration dans le commandement militaire intégré est un gage de la réconciliation transatlantique entre la France et les Etats-Unis dans le respect des intérêts de chacun. Cet alibi ne tient pas. En effet notre appartenance au commandement intégré présumera de la disponibilité des forces françaises. A l’occasion d’une prochaine mission militaire notre participation sera supposée acquise et le rôle de nos forces prédéterminé. Jusqu’à présent, la France avait une forte capacité à infléchir la conduite des missions puisque membre du comité militaire où se réunissent les ministres de la défense des pays membres de l’Alliance elle avait voix au chapitre politique sans être commise d’avance sur sa participation militaire. Les pays membres du commandement militaire permanent intégré de l’OTAN devaient nous écouter et infléchir éventuellement leurs positions pour nous convaincre d’engager des forces. Ce ne sera plus le cas, nos forces seront pré engagées !
Cette normalisation du statut de la France dans l’OTAN nous fera perdre le symbole d’une indépendance de notre pays par rapport aux Etats-Unis. Et il sera bien difficile de faire croire que la politique Européenne de Sécurité et de Défense a comme objectif une part d’autonomie.
Membre de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN pendant cinq ans, j’avais fait remarquer lors d’une séance plénière à des parlementaires américains qui nous demandaient publiquement de bien vouloir intégrer la Turquie au sein de l’UE que nous ne nous mêlions pas de savoir pourquoi il n’y avait que 50 états aux USA et qu’en conséquence il était opportun pour ces étrangers à l’Europe de bien vouloir se mêler de ce qui les regardait. Tenir ce type de propos alors que nous aurons soumis l’engagement de nos forces à un possible véto américain, canadien ou turque, leurs transformations à l’influence croissante de l’industrie américaine, n’aura plus beaucoup de sens : étrangers à l’Europe ils ne le seront plus puisqu’ils en contrôleront sa politique de défense.

samedi 14 février 2009

Changement de cap ?

L’oreille distraite j’écoutais un débat sur France-info ce matin… que de mauvaises nouvelles pour Sarkozy !
La tonalité des journalistes est telle que je m’interroge à savoir si un cap n’a pas été franchis.La pratique de la fonction présidentielle depuis deux ans semble tout autoriser de la part des commentateurs, et ce matin c’est l’intelligence et le savoir du président qui était en question après certaines de ses affirmations lors de son adresse télévisée aux Français. En période de crise garder la confiance du pays est essentielle… je commence à craindre le pire.