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mardi 24 mars 2009

Décidément ils n’ont rien compris ou plutôt ils ne veulent pas comprendre.

Par la voix de son Ministre, le gouvernement français vient de faire savoir qu’il souhaitait une accélération du processus d’adhésion de la Croatie à l’Union Européenne.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Bruno Le Maire a déclaré mardi à Zagreb constatant que les négociations d'adhésion croates à l'Union européenne restent bloquées par la Slovénie en raison d'un différend frontalier, "une solution doit être rapidement trouvée", "la Croatie doit devenir le 28e membre" de l’UE.

Alors que la crise met en évidence les immenses disparités qui existent au sein des 27 pays membres de l’UE, alors que les pays membres les plus industrialisés la France notamment souffrent tous les jours de délocalisations au profit des membres dont le système de protection sociale est le plus faible, alors que la remise à niveau économique des nouveaux pays adhérents coute chers aux contribuables, les citoyens des différents pays de l’Europe conviennent qu’il est grand temps de mettre un frein à l’élargissement effréné de l’UE mené depuis plusieurs années.

Et pourtant, ils ne seront pas consultés.

En France, nous n’auront pas notre mot à dire sur l’élargissement. Le référendum promis par Jacques Chirac a été ôté de notre Constitution, la voix du peuple français n’est plus indispensable.

Et je crois hélas que la méthode qui sera retenue pour accepter l’adhésion de la Croatie ne sera qu’une répétition du processus que la commission veut mettre en place pour l’adhésion Turque !

lundi 23 mars 2009

Comme moi vous serez nombreux à l’avoir vu ce matin sur Télé matin, la Commission a décidé d’interdire d’ici à 2012 les ampoules électriques classiques (à incandescence avec un filament). Cette décision qui se veut « écologique » pour réaliser des économies d’énergie a été prise sans aucune consultation des représentants légitimes de peuples . Allez donc demander à vos députés s’ils en sont informés !

Bilan de cette décision imposée :

Un cout dix fois plus cher à l’achat

Une fabrication quasi exclusive en Chine

Des ampoules qui produisent des rayonnements électro magnétiques et que les constructeurs même recommandent de ne pas utiliser sur les lampes de chevet ou pour un bureau…

Bilan, un alourdissement du cout de la vie pour tous les citoyens, des risques pour la santé non mesurés et des emplois en route pour l’étranger !

samedi 21 mars 2009

Michel Barnier possible successeur à l'actuel représentant des affaires étrangères de l'Union européenne (UE), Javier Solana ?

C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une réunion lors du conseil franco-allemand où la chancelière Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont cité son nom. La logique serait qu’il renonce à conduire la liste UMP en Ile de France puisqu’il est candidat à Bruxelles partout où un poste se libère. Cela montre une nouvelle fois combien décidément Michel Barnier a choisi de se moquer des électeurs jusqu’au bout puisqu’il continue à prétendre qu’il veut siéger à Strasbourg.

Un grand coup de pied électoral, c’est ce que les politiciens dans son genre méritent de la part des électeurs !

vendredi 13 mars 2009

La campagne des européennes sera un long calvaire pour Michel Barnier.

Aujourd’hui candidat à temps partiel, il est obligé de s’opposer aux textes qu’ils signe pendant son deuxième mi-temps comme Ministre de l’agriculture.

Il se déclare « opposé à l'élaboration de vins de table rosés par mélange de vin rouge et de vin blanc » alors que la polémique sur le texte de la directive dite Organisation Commune de Marché (OCM) vitivinicole au 1er août 2009 éclate après que Philippe de Villiers, Frédéric Nihous et Declan Ganley se soient servis de cet exemple pour illustrer la façon dont la commission de Bruxelles méprise les peuples, leurs traditions et trop souvent introduit une culture de la médiocrité plutôt que de l’excellence. La position de Michel Barnier n’est pas crédible. Le candidat commissaire sera sans doute pris régulièrement entre la réalité de ses actions et ses mensonges de campagne, mais personne n’est dupe !

dimanche 1 mars 2009

Aides au secteur automobile


Nous apprenons que la Commission européenne a obtenu des garanties du gouvernement français, qui ne conditionne plus ses aides à la localisation des activités en France. En clair cela signifie que les contribuables français vont financer les installations industrielles des constructeurs automobiles français en dehors de l’hexagone. Rien ne s’opposera par exemple qu’afin de rationaliser leur production Peugeot PSA ou Renault ferment un site en France et délocalisent sa production. La commission de Bruxelles s’est réjoui que "les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l'approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France" ! La question qui se pose alors, pourquoi les Français devraient ils payer pour une industrie qui manufacture ses produits hors de France à 40% pour Peugeot PSA et 60% pour Renault ?

jeudi 12 février 2009

OGM : Non merci !


Ce matin, j'ai été particulièrement interpellé par la Une du Figaro : Le maïs OGM est sans danger pour l'homme. L'article évoque un rapport de l’Afssa qui conclut à l'innocuité pour la santé du maïs OGM Monsanto dont la culture est interdite en France. « L'Afssa considère que les éléments du rapport le Maho (…) n'apportent aucun élément nouveau qui remettrait en cause la sécurité sanitaire des maïs portant l'événement (le transgène, ndlr) MON 810», peut-on lire en conclusion de ce document. M. Le Maho avait été mandaté par le ministère de l'Environnement pour étayer les arguments de la France, qui demandait à Bruxelles la suspension des cultures de maïs transgénique.
Aucune étude sérieuse n'a, à ce jour, été menée sur la véritable toxicité des OGM. On ne connaît donc pas les effets à long terme sur les générations à venir. Le 12 novembre dernier par exemple, une étude toxicologique menée par des chercheurs de l’Université de médecine de Vienne révélait des problèmes de reproduction chez les souris femelles nourries au MON810 et la mise au monde de souriceau de poids inférieur à la normal
L'autorisation des cultures OGM en France relève, une fois de plus, d'une décision européenne, votée sur proposition de la Commission à Bruxelles par les 27 Etats-Membres. Actuellement, les procédures d'homologation de nouveaux OGM en Europe sont bloquées. Quatre pays - France, Autriche, Hongrie et Grèce - ont déclenché la "clause de sauvegarde" qui leur permet de suspendre leurs cultures. Mais ils pourraient être obligés de revenir aux OGM si une majorité des 27 les y contraints - d'abord au niveau des experts ou, faute d'accord, par un vote des ministres de l'Environnement. Jean-Louis Borloo devra d’ailleurs s’expliquer et défendre la position française, le 16 février prochain, devant la Commission.
Nous devons donc rester très vigilants sur un sujet dont les enjeux centraux touchent à la santé publique et à notre harmonie environnementale a forsiori lorsque l'on sait que c'est Monsanto et ses lobbistes qui tentent d'influer sur la décision européenne...

vendredi 3 octobre 2008

L’europe de Bruxelles aime les banquiers

Plus de 6 milliards d’euros trouvés en une nuit par la France la Belgique et le Luxembourg pour sauver la banque Dexia inconnue du grand publique. Bruxelles approuve immédiatement. Souvenons-nous du refus de la même commission de laisser la France intervenir lorsqu’il s’agissait de sauver Arcelor et l’emploi en France.
Renault, Peugeot licencient ou mettent au chômage technique des milliers de salariés sans qu’une ébauche de solution ne soit évoquée. Pire la commission continue de pousser aux délocalisations. En pleine crise cette Europe qui n’entend pas les peuples inquiets discute avec l’Inde pour permettre aux entreprises indiennes de mieux pénétrer notre marché et aider les entreprises européennes à se délocaliser et transférer les emplois là bas.
Au menu des discussions d’un sommet européen monté dans l’urgence pour ce week-end, un projet de 300 milliards d’euros pour sauver les banques et les parachutes dorés de leurs dirigeants - près de 4 millions d’euros pour le PDG de Dexia -. Bruxelles approuve, et ils accourent tous, Trichet, Baroso pour bénir le sauvetage du petit monde de la finance.
Bruxelles montre son vrai visage, son souhait de protéger la libre circulation des capitaux qui s’éloignent toujours plus du travail et favorise la spéculation sans limite, son indifférence totale pour la souffrance de nos concitoyens à l’heure de la crise économique la plus grave depuis la création du marché commun.

lundi 29 septembre 2008

La fuite en avant des Euro-béas sanctionnée en Autriche

Ce week-end les autrichiens ont sanctionné la coalition Euro-béate qui conduisait leur pays depuis plusieurs mois.
La presse n’a pas de mots assez durs pour pointer du doigt le choix des autrichiens, et pourtant c’est bien la libre expression d’un peuple qui s’est manifestée.
Plus que jamais l’Europe technocratique de Bruxelles est rejetée. Plus que jamais celles et ceux qui veulent imposer aux peuples un modèle opaque, irresponsable et somme toute non démocratique voient leurs projets battus dans les urnes.
Juin prochain sera l’occasion de rassembler au Parlement européens une autre majorité représentative du choix sans cesse exprimé d’une Europe respectueuse des peuples qui la compose, d’une Europe aux frontières définies, d’une Europe qui prenne les mesures permettant de protéger ses concitoyens et non de les exposer aux tempêtes d’une mondialisation incontrôlée.

vendredi 19 septembre 2008

Pour les fonctionnaires européens faudrait-il craindre une presse trop libre ?

Le Irish Times a rendu public un rapport apparemment privé écrit par la Commission européenne (CE), qui a mystérieusement fait l’objet d’une fuite. Le rapport fait valoir que les médias irlandais sont contrôlés par des intérêts étrangers eurosceptiques. La principale tendance, observe le rapport, est une diminution de l’objectivité de la presse écrite et audiovisuelle en Irlande, et cela pourrait avoir eu un impact sur les habitudes de vote des citoyens.
En particulier, le rapport met en lumière le fait que de plus en plus de gens lisent la version irlandaise des journaux britanniques, comme le Irish Sun ou le Sunday Times en gaélique. Le Sun et le Sunday Times sont la propriété de Rupert Murdoch’s News International.
Il y a également eu, déplore le rapport, une augmentation du nombre de publications religieuses en Irlande, qui sont généralement anti-UE. Toutefois, aux yeux de la CE, c’est sur Internet que les choses se sont emballées hors de contrôle. La montée de ce qu’on appelle le « journalisme citoyen », les blogs et autres sites Web indépendants des médias dominants, a apparemment causé de réels problèmes pour l’avenir de l’UE. Le raport avertit que : « L’Internet a permis une meilleure communication entre les groupes de citoyens, les éloignant des sources traditionnelles que sont le gouvernement et les médias dominants ».
Par exemple, la blogosphère, dit le rapport, a été extrêmement négative envers le traité de Lisbonne. Apparemment, alors que la campagne du « Non » a diffusé des vidéos créatifs et humoristiques ainsi que des chansons via des sites tels que YouTube, les organismes officiels, comme la Commission du référendum, ont utilisé les nouveaux médias de manière inefficace. Selon la CE, cela a rendu difficile aux fonctionnaires et militants pro-UE de rejoindre un public plus jeune branché sur Internet.
Le rapport conclut comme suit : « Dans les six années écoulées depuis le référendum de Nice, le paysage médiatique en Irlande a changé. Les Irlandais et les leaders d’opinion ont accès à un plus grand choix de médias. La presse dominante traditionnelle, la télévision et les stations de radio sont en concurrence avec des médias occupant de nouvelles niches ». La CE ne peut voir cela que comme une mauvaise chose qui a nui à la cause de l’Europe en Irlande. L’évolution du « paysage des médias » a joué un rôle vital dans la montée du NON en Irlande, dit le rapport.
Bref, les lecteurs simples d’esprit se font séduire par des messages simplistes sur des blogs et des vidéos YouTube qui, horreur des horreurs, sont indépendants du gouvernement et de sa position sur l’UE. Lorsque la CE explique que l’Internet s’est avéré être « facilement malléable », parle-t-elle vraiment de la population irlandaise, qu’elle semble considérer comme de la pâte malléable et reformatable par des vidéos humoristiques et des chroniques dans un journal appartenant à un étranger ?
D’une part, le rapport de la CE met en garde contre un trop grand contrôle de la presse par Murdoch en Irlande, et en même temps, elle se montre mécontente de l’augmentation du nombre de sources indépendantes sur Internet.
Le véritable message du rapport, semble-t-il, est d’affirmer que le « NON » était en quelque sorte illégitime. Vous n’avez pas à être un maître de la déconstruction de textes pour comprendre le message de ce rapport transmis à la presse irlandaise par la CE : le « NON » ne reflète pas vraiment la volonté démocratique des électeurs irlandais, dont plusieurs ont rejeté le Traité de Lisbonne non pas pour des raisons rationnelles mais parce qu’ils ont été dévoyés par des médias eurosceptiques étrangers et pernicieux ou des bloggers incontrôlables. Vu l’évolution du paysage médiatique, on ne peut plus compter sur le stupide peuple irlandais pour exprimer les bonnes opinions sur l’UE.

lundi 18 août 2008

Inexistante diplomatie Européenne

Le conflit et l’intervention Russe en Géorgie à propos de l’Ossétie et l’Abkhazie me font penser aux multiples agitations des années 30 en Europe.
On en connait les multiples scénarii. Pour qu’une grande puissance se donne une bonne conscience diplomatique lorsqu’elle agit de manière impérialiste, il lui faut pouvoir présenter la demande express d’un peuple à le libérer d’un soit disant oppression. Ajoutons à cela les enjeux des profits tirés du Gaz et nous avons tous les éléments d’une crise militaro diplomatique. Et comme l’histoire adore bégayer ; les européens se prennent à nouveau les pieds dans le tapis.
Le texte négocié par Nicolas Sarkozy n’est que la formalisation des attentes de la Russie à savoir la loi du plus fort, et la possibilité de discuter de tout, y compris de l’intégrité territoriale de la Géorgie !
Ici et là quelques voix se réjouissent que Nicolas Sarkozy aurait su tenir son rang et redonner une place à l’insaisissable diplomatie européenne.
Une place, mais quelle place ? D’abord nous assistons à une véritable cacophonie entre le Président Français et la Chancelière Allemande, ridiculisant l’UE. Mais surtout, parce qu’après le cessez-le-feu négocié mardi à Moscou et Tbilissi par Nicolas Sarkozy, les chars russes sont toujours déployés en plein cœur de la Géorgie et nous apprenons que la Russie aurait déployé plusieurs rampes de lancement de missiles tactiques SS-21 en Ossétie du Sud, mettant la capitale géorgienne Tbilissi à portée de leurs tirs.
Comme le rappellent de nombreux journalistes : "A l’ONU, où le Conseil de sécurité doit préparer une résolution, la Russie s’appuie maintenant sur le « plan Sarkozy » pour refuser toute mention de « l’intégrité territoriale » géorgienne". Inacceptable pour Angela Merkel qui a rappelé dimanche à Tbilissi « Le point de départ [pour régler la crise] doit être naturellement l’intégrité territoriale de la Géorgie » !
Belle diplomatie européenne !

dimanche 6 juillet 2008

Les institutions européennes ont perdu la tête !

!"J’ai dit que nous avions un mandat qui nous a été donné par les démocraties européennes, que ce mandat est la stabilité des prix" a déclaré ce dimanche Jean-Claude Trichet, le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE).
Quel mandat ? Trichet comme tous les autres dirigeants des institutions européens ne sont que des fonctionnaires nommés pour exécuter une politique.
Et fort de quel suffrage ose-t-il prétendre connaitre les choix des peuples ? Il ose déclarer : "Les dernières enquêtes faites par la Commission européenne, en particulier l’Eurobaromètre, montrent que la stabilité des prix est devenue le souci numéro un de nos concitoyens". Allons donc, l’Eurobaromètre remplace la volonté des peuples ?
Nicolas Sarkozy a critiqué, avec raison la remonté du taux directeur de la BCE de 4% à 4.25%. Mais ce n’est qu’une posture politique puisqu’avec le traité dit simplifié ce même Sarkozy propose de continuer cette politique qui tue notre croissance, handicape nos entreprise, accentue les délocalisations et finalement augmente le chômage partout en Europe.
Cette Europe aussi rigide et dogmatique que l’URSS en matière économique connaitra le même sort : un effondrement couteux pour les peuples.
Il faut, avant qu’il ne soit trop tard, écarter tous les parasites autoproclamés en charge de notre avenir collectif et restaurer la démocratie sur notre continent.
En Europe aussi, les peuples ont le droit de disposer de leur avenir !