vendredi 13 juin 2008

Les Irlandais disent NON à cette Europe vide de sens !


Il semble acquis que les Irlandais ont rejeté hier lors du référendum sur le traité de Lisbonne le projet que les dirigeants européens avaient concocté pour imposer un traité similaire à celui pourtant rejeté par la France le 29 mai 2005 et ne l’oublions pas par les Pays-Bas le 1er juin de la même année.
L’Europe ringarde, coupée de toute racine nationale, ouverte à toutes les tempêtes de la mondialisation est systématiquement refusée par les peuples consultés.
Ce vote montre une fois encore le décalage entre les parlementaires des pays qui tels des moutons suivent la pensée unique de Bruxelles, et les peuples souverains qui expriment un désir de nouveauté. Les schémas européens nés de la guerre froide, reposant sur une idéologie ultralibérale, le renoncement à notre héritage culturel (souvenez vous de Jacques Chirac refusant de voir figurer une référence à notre héritage chrétien ou judéo-chrétien dans le texte du traité constitutionnel) sont morts.
Les échéances européennes de juin prochain seront l’occasion de proposer un nouvel avenir pour l’Europe dans le respect de ses frontières naturelles, et des nations et des peuples qui la composent.

mardi 25 mars 2008

Dissuasion nucléaire Française et Europe de la défense

Le 21 mars dernier, alors que les Armées présentaient le SNLE sous-marin nucléaire lanceur d’engins "le Terrible" à Cherbourg, Nicolas Sarkozy a évoqué les liens entre la dissuasion nucléaire Française et l’Europe de la défense :
"S’agissant de l’Europe, c’est un fait, les forces nucléaires françaises, par leur seule existence, sont un élément clef de sa sécurité. Un agresseur qui songerait à mettre en cause l’Europe doit en être conscient. Tirons-en, ensemble, toutes les conséquences logiques : je propose d’engager avec ceux de nos partenaires européens qui le souhaiteraient, un dialogue ouvert sur le rôle de la dissuasion et sa contribution à notre sécurité commune. Notre engagement pour la sécurité de nos partenaires européens est l’expression naturelle de notre union toujours plus étroite".
C’est un mouvement important dans la doctrine d’emploi des armes nucléaires qui semble s’amorcer.
Les questions sont nombreuses :
Que signifie mettre en cause l’Europe ? S’agit-il de préserver l’intégrité territoriale de tous les pays membres ?
Notre engagement pour la sécurité de nos partenaires européens, cela signifie-t il que nous offrons une alliance concurrente ou complémentaire à l’OTAN ?
Quelles que soient les réponses, nous voyons bien combien cette dissuasion dont l’emploi reste entre les mains d’un homme ou d’une femme détenteur d’une fonction élective directe, conserve un caractère national.
Sauf à en transmettre l’emploi à une entité supra nationale non définie, c’est bien le Président de la République Française qui peut faire usage de cet outil de défense et de souveraineté. Et de cela, heureusement et évidemment il n’en a pas été question dans le discours de Nicolas Sarkozy.
A travers des mots bien tournés et des phrases alléchantes on cherche toujours à faire croire au Français qu’en dehors de la technostructure l’Union Européenne pas de salut, mais la réalité est là : l’emploi de l’arme nucléaire, même à des fins altruistes reste du ressort du chef de la Nation.
Le débat sur l’Europe de la défense a un sens car il permet de définir la réalité et les limites de cette Union Européenne :
Ses frontières par exemple ! On ne pourrait défendre avec l’arme nucléaire qu’un territoire explicitement désigné comme d’un intérêt vital pour l’Europe si ce n’est pour la France.
Ses financements. Petite remarque de fond, la défense demande un effort financier. Demain avec les lois de finances et la loi de programmation militaire - qui tarde à montrer de quoi elle pourrait être faite -, nous verrons si l’effort de défense de notre pays est à la hauteur des discours comme des enjeux. Vous avez dit 2% du PIB, espérons pour la France... mais où en sont nos voisins ?
Sa politique. Nous ne reconnaissons pas tous les mêmes pays ! Et je ne parle même pas du Kosovo, mais du psychodrame historico-sémantique pour l’entrée de l’Ex-République yougoslave de Macédoine pour les uns, Macédoine pour les autres, dans l’OTAN...
Beaux débats en perspectives !

samedi 2 février 2008

Traité de Lisbonne : les parlementaires vont-ils bâillonner les français ?

Il y a bientôt trois ans, le 29 mai 2005, les Français ont massivement voté "NON" à l’occasion du référendum leur proposant d’adopter une constitution européenne.
Trois ans ont passé, une présidentielle et une législative plus tard, les députés ont achevé dans la nuit d’hier l’examen du projet de loi qui modifie la Constitution afin de permettre la ratification du nouveau traité européen dit "mini traité".
Le 4 février par un vote du Parlement réunis en Congrès à Versailles ceux qui sont chargés de représenter les Françaises et les Français mettront un terme au "NON".
Les Français n’ont après tout que ce qu’ils méritent Nicolas Sarkozy nous l’avait dit pendant la campagne, il reviendrait sur le vote de mai 2005.
Tout cela ne fait qu’apporter de l’eau au moulin de ceux qui comme moi ne croient plus dans l’Europe qui nous est imposée. Ce n’est pas une Europe des peuples, ce n’est même pas un Europe pour les peuples, c’est une chimère technocratique qui doit avancer pour survivre.
Son but politique ? Personne n’en sait plus rien.
Ses frontières ? C’est un sujet tabou qui fâche.
Sa représentativité ? Tous ceux qui vivent du système s’en foutent... ils vivent du système !
Son coût ? Difficile a estimer, mais le gaspillage est à tous les niveaux. Il n’est qu’à voir en fin d’année la trépidation des fonctionnaires européens pour trouver des projets - n’importe quel projet- pour y consommer leurs lignes budgétaires jusqu’au dernier euro !
Une dernière chance alors serait qu’il n’y ait pas une majorité des deux tiers lundi prochain à Versailles pour approuver le traité. Nous aurions alors droit à un référendum et les français auraient à nouveau le choix.
Mais là, et je parle d’expérience, il faudrait des députés et sénateurs qui possèdent une colonne vertébrale... pas fréquent depuis longtemps !

lundi 1 octobre 2007

L’adhésion de la Turquie en plat de rentrée ?

Pourquoi ?
Comment ?
Après le discours de politique étrangère de Nicolas Sarkozy, Le Monde a pu titrer : "Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE reprennent lentement".
Alors oui, pourquoi et comment le Président de la République peut- il, si vite, sur un sujet qui pourtant tient aux coeurs des Français, donner le sentiment qu’il a changé d’avis.
Il ne s’agit que d’un changement de ton nous dit Patrick Devedjian... Il y a donc bien un changement reconnu par le Secrétaire Général de l’UMP.
Et le problème est bien là.
Si nos concitoyens ont élu Nicolas Sarkozy, c’est par ce que sur le fond il semblait en rupture avec les hommes politiques d’hier, mais aussi, et cela a été souligné tous les jours pendant la campagne et depuis son élection, parce que Nicolas Sarkozy a ... avait... ? un discours à la tonalité différente, éloignée de la langue de bois !
Sur le sujet de l’adhésion de la Turquie, dans ce premier discours aux Ambassadeurs, le Président de la République a malheureusement renoué avec la tonalité de ses prédécesseurs !!
Ce n’est pas ce que j’attendais, ce n’est sans doute pas ce que nos concitoyens espèrent.

vendredi 27 juillet 2007

Mini traité européen, informer les Français !

Sur le sujet européen, Nicolas Sarkozy avance à grands pas : un mini traité adopté par le parlement réuni en congrès en 2008 pour une application dès le 1er janvier 2009.
Ce n’est pas du tout ce que je souhaitais, à mon sens les Français devraient être consultés. Mais, il l’avait annoncé pendant sa campagne présidentielle, ce n’est donc pas une surprise, et l’Assemblée Nationale adoptera son texte, c’est certain.
Mais j’aimerai comprendre ce qui sera proposé, ou plutôt imposé au peuple Français. Car finalement c’est un chèque en blanc qui a été donné à Nicolas Sarkozy sur ce sujet, et j’aimerais en connaître le montant c’est à dire la réalité des concessions consenties.
Quid, par exemple, de l’ex-article 41 du traité constitutionnel qui soumettait la défense européenne au veto de l’OTAN ?
Depuis des semaines, la presse se fait l’écho de la forme prise par la méthode Sarkozy, mais le fond, qui en parle.
Le débat avait intéressé les Français, il est indispensable aujourd’hui de les traiter en citoyens responsables et de les informer.

dimanche 8 avril 2007

En librairie : "La droite la plus repentante du monde"


Oser la droite de conviction. Oser réunir toute la droite. Quitte à déplaire aux « bien-pensants » des deux rives, Jérôme Rivière, 42 ans, député UMP de Nice, ose dire tout haut ce que nombre d’élus, et de Français, pensent tout bas : il est temps d’en finir, à droite, avec le « cordon sanitaire » placé autour du FN. Sauf à faire éternellement le lit de la gauche, laquelle, par ses dérives, menace aujourd’hui jusqu’à l’identité de la France. Il est déjà si tard...
A travers son parcours atypique d’homme du « système », « tombé très tôt dans la bulle » - apparatchik de parti, chef de cabinet de François Léotard à la Défense, mais devenu élu de terrain... -, Jérôme Rivière, l’un des benjamins de l’Assemblée Nationale, nous raconte, confidences sur Giscard, Barre, Chirac ou Sarkozy à l’appuis, comment il a progressivement ouvert les yeux sur les tragiques démissions de son propre camp, auquel la gauche a inoculé le « poison de la repentance ». C’est au nom de ses convictions de droite assumées, qui ont mûries à l’épreuve des faits, que Jérôme Rivière propose de passer outre les oukases du « lobby politico-médiatique » qu’il a longtemps fréquenté : non il ne doit plus y avoir de sujets tabous ; non il n’y a pas d’alliances impossibles.
Tout doit être fait pour empêcher le retour de la gauche, celle de tous les abandons et des déclins irréversibles. Pour retrouver la fierté d’être Français, parce que c’est la sauvegarde même de notre identité qui est en jeu, la droite a le devoir de s’unir.
Avant qu’il ne soit trop tard…